la marée des mots

Sécurité et sauvetage en mer au Café maritime

La sécurité en mer est au cœur du prochain Café maritime, qui accueille Jean-Luc Noslier, directeur du Cross de Jobourg (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) et Pascal Blin, chef des opérations. Ancien commandant du port de Caen-Ouistreham, Philippe Auzou, aujourd’hui délégué départemental de la Snsm du Calvados (Société nationale de sauvetage en mer), participe à cette rencontre.

Coordinateur.

Installé à la pointe de Jobourg (Manche) depuis 1971, le Cross a l’œil sur une zone allant de la baie du Mont Saint-Michel au cap d’Antifer, au dessus du Havre. Il travaille également en étroite collaboration avec ses homologues britannique et anglo-normand. Une cinquantaine de personnes y sont employées, pour partie issues de la Marine nationale. Les appels de secours en mer passent par le Cross, qui coordonne les opérations. Les moyens qu’il peut déclencher sont divers. Remorqueur de haute-mer, hélicoptère, vedette répondent à différentes situations : une avarie sur un cargo ;  un blessé dans un équipage ; un plaisancier en difficulté.

Surveillance.

Le Cross de Jobourg a également un rôle de surveillance : circulation maritime, cargaisons transportées, pollutions… Près de 200 navires transitent quotidiennement par sa zone. Chacun reçoit de Jobourg des informations sur les conditions générales de navigation, la météo. Jobourg abrite depuis 2004 la cellule nationale d’information sur le trafic maritime. Elle recense en temps réel l’ensemble des mouvements des navires dans les zones françaises, ainsi que les cargaisons transportées.

Bénévoles.

Les canots et embarcations de la SNSM sont sollicités par le Cross à la mesure de leurs capacités d’intervention. Dans la très grande majorité des cas il s’agit de porter assistance à des plaisanciers. Cela représente plus de la moitié des missions coordonnées par le Cross. Dans le Calvados, La SNSM compte huit stations tout au long de la côte. Elle assure en moyenne 130 missions par an. Ses membres sont des bénévoles comme tous ceux qui s’engagent dans cette association financée à 79% par des dons privés.

Budget.

Récemment, aux Assises de la Mer, le Président  de la République, François Hollande, a déclaré cause nationale l’action de la SNSM, assurant que les moyens financiers pour la soutenir seraient trouvés. Actuellement l’association compte 7 000 bénévoles et dispose d’un budget de 28 millions d’euros. Le problème est que depuis la création de la SNSM (1967), la part de l’Etat n’a jamais été revalorisée, souligne Philippe Auzou. En bientôt cinquante ans, elle est passée de 50%, à 7 à 8%. Après la déclaration du chef de l’Etat, un apport de 1,3 million d’euros semble assuré. Il en faudrait trois selon la demande de la SNSM.

Investissement.

« On passe beaucoup de temps à quémander, commente Philippe Auzou. Il nous faut assurer en permanence la formation de nos bénévoles. Le milieu maritime ne suffit plus à fournir les effectifs. Il y a moins de marins qu’avant. Et puis les outils vieillissent. Le canot de sauvetage de la station d’Ouistreham représente un investissement de 1,6 million d’euros. Il nous faut déjà économiser pour son remplacement. Un quart, soit 400 000 €, est à notre charge, le reste se répartit entre la Région, le Département et le siège national de la SNSM. »

 

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