la marée des mots

Allain Bougrain Dubourg « continue de marcher »

Allain Bougrain-Dubourg, president de la LPO

2015 est l’année du 40e anniversaire de la création du Conservatoire du littoral. Vous avez réalisé un documentaire retraçant son histoire. Quel sentiment vous inspire ce travail rétrospectif ?

Une grande frustration ! J’ai visionné des centaines d’heures de films à l’INA (Institut national de l’audiovisuel), souvent des témoignages recueillis par les stations de FR3. Ils racontent le parcours du Conservatoire. Toute la difficulté était de pouvoir arriver, en un documentaire d’une heure à peine, à une bonne représentativité de l’action du Conservatoire. Tout en incluant des situations de conflit, des combats à mener, les réussites, aussi, bien sûr.

Les personnels du Conservatoire ont bien compris cette exigence synthétique. Pour eux, cela reflète bien de leur mission.

Elle n’est pas assez connue selon vous ?

Effectivement. On n’a pas assez conscience du travail de l’Etat, du service public dans ce domaine de la protection de l’environnement. La France est un des pays les plus visités au monde. On vient pour la Joconde, pour la Tour Eiffel mais aussi pour la qualité des sites naturels, si diversifiés.

Le Conservatoire du littoral a une capacité remarquable à agréger les comités de défense, les techniciens, les associations et le grand mille feuilles des collectivités locales et territoriales pour qua dans les esprits se dégage un intérêt général. Je l’ai vécu à travers la Ligue de protection des oiseaux avec, par exemple, le site des Sept Iles, dans les Côtes d’Armor.

Autant d’initiatives qui s’ajoutent à d’autres…

J’étais récemment en Bretagne pour une série de programmes courts destinés à France 2. Ils sont représentatifs de ceux que j’appelle les « Héros du climat ». Je pense, par exemple, à un jeune couple installé, avec l’aide  du Conservatoire sur l’île de Quéménès au large du Finistère. Il tient une exploitation innovante en matière d’environnement. C’est un laboratoire à ciel ouvert que je mets ainsi en valeur.

 

« Il faut continuer de marcher », pour reprendre le titre du livre de vos souvenirs, en librairie le 1er octobre prochain ?

On a le devoir d’être optimiste. C’est un exercice particulier que de raconter ses mémoires. Les éditions de la Martinière m’ont aidé à tirer la ficelle, à raconter ainsi mon vécu, y compris les femmes qui ont partagé ma vie, Brigitte Bardot, Jeane Manson. Ma vie est une expérience animée par la réflexion et des projets. Là encore, sur des sujets que je connais bien, j’ai dû réduire. Par exemple, je ne consacre qu’un chapitre à la Ligue pour la protection des oiseaux, dont j’ai toutes les archives. C’est peu de choses par rapport au travail conduit par cette association, qui compte 400 salariés et 45 000 adhérents. Et que devrais-je de mes amis d’Oceanopolis, dont les vingt ans d’actions ne sont ramenés qu’à quelques lignes !

(1) « Les héros du climat », sur France 2, à partir de septembre le week-end et tous les jours à partir d’octobre, après le journal télévisé.

1 Commentaire

  1. femme bretonne

    le littoral breton est vraiment beau il faut le preserver

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